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18 Jul

Brunch à l'Artiste : n'y allez pas

Publié par labelette  - Catégories :  #MANGER - MANGER - MANGER

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Alors que nombre d'entre vous s'étalaient honteusement sur des transats pendant ce week end prolongé, j'ai préféré profiter de Paris, de ses métros bondés (les touristes n'ont pas fait le pont), de son froid automnal et de ses imprévus pluvieux (désolée pour ces lignes en caractères gras, c'est la faute à pas moi, impossible de modifier).

Parmi mes activités, deux cinés.

- X Men le Commencement : depuis quelques semaines, mon marido ne cesse de se venger du soir où je lui ai fait la surprise de l'emmener voir "Une séparation". J'ai donc dû passer sous silence mes velléités d'expo et j'ai fait ma super-héroïne en acceptant d'aller voir le dernier blockbuster à effets spéciaux. Eh bien, je dois avouer que je me suis sentie particulièrement à l'aise dans ce monde de mutants, j'ai même pas tiqué quand la nana s'est transformée en diamant ou quand le mec a soulevé un sous-marin par la force de sa pensée. Perso, j'ai un faible pour professeur X qui lit les pensées des autres et leur transmet également par télépathie CE QU'ILS DOIVENT PENSER (j'aimerais avoir ce don, les gens ont une désastreuse tendance à ne pas penser comme je le voudrais). Apparemment, ce 4è opus de la série est le plus réussi, le plus subtil, le plus intelligent, le moins "j'ai plus de pouvoir que toi nananère", autant de raisons qui expliquent sans doute le fait que j'aie aimé (je n'aime que ce qui est subtil et intelligent).

- Le Mariage de Maria Braun, un film de Fassbinder datant de 1979. Là, c'était sur proposition et avec ma copine qui lit "Leçons sur la volonté de savoir", et la salle ne se trouvait plus à l'UGC des Halles mais à l'Espace Saint Michel (art et essais). Inutile de vous dire que je n'étais plus trop en mode le mec y meurt pas même quand on lui envoie 5 bombes dans la gueule ou tiens il fait tourner un avion avec son annulaire. Très très bon film, je vous épargne notre critique pointue et avisée (enfin, surtout celle de la renarde qui est hyper cinéphile, je me suis contentée de dire ouais grave, ouais, c'est clair, ah ouais putain). 

 

Le hasard a voulu que Pup soit également parisienne ce week end, ce qui nous a obligées à nous coltiner un énième brunch.

Le concept était tentant : des avis d'internautes élogieux, un buffet à 19,50 euros en pleine rue de la Roquette, un trip ludique ambiance on peut dessiner sur les tables (le resto s'appelle "l'artiste"). 

Tout ça, c'était pour le concept. 

Sur place, nous découvrons un café fort peuplé pour un dimanche de pont (mais qu'ont tous les Parisiens à vouloir bruncher pour un oui ou pour un non?). On nous montre la table qui nous est destinée, à savoir la plus impraticable de la salle (impossible de se déplacer sans faire bouger 3 personnes, ce qui compte tenu de notre habituelle trentaine de passages au buffet aurait impliqué une centaine d'emmerdements inutiles). Bref, nous négocions un emplacement plus favorable, face au buffet. Une pimpante serveuse nous dit "C'est bon je donne le go pour l'assiette chaude?", "Euh... Là maintenant, (on est terrorisées), c'est-à-dire que... On peut l'avoir plus tard, on voudrait prendre le petit-déjeuner d'abord (si tu permets, on est venues bruncher, pas luncher, t'as compris?). "C'est impossible, on fait d'abord partir les assiettes salées avant d'ouvrir le buffet (comme ça le cuistot est débarrassé, ouais, c'est elle qui nous a esspliqué). Nous évoquons notre déception, elle demande si son sourire peut nous rendre la déception moins amère (on s'en tape du sourire, on n' a rien bouffé depuis 20 heures, alors son tarama même souriant elle peut se le garder). 

Un jus d'orange pressé arrive. Difficile de savoir s'il est bon, car il est noyé dans 50 glaçons. 

L'assiette chaude déboule dans la foulée et donne le ton : pain de mie toasté avec miette de tarama, oeufs brouillés de couleur suspecte, saumon fumé jeté sur le tout, et cuisse de poulet pour les amateurs. Ah, et une feuille de salade, aussi, avec un semblant de tomate. 

Affamées et dans l'impossibilité d'accéder au buffet, nous avalons le saumon au bord de la dépression (nous, pas le saumon, encore que). 

Enfin, nous découvrons le buffet, très pratique car 2 personnes ne peuvent se servir en même temps. Têtues, nous commençons par le sucré (le fameux petit déjeuner qu'on n'a pas pris, on le prend, même après du saumon fumé, c'est tout).

Nous sommes très heureuses de nous jeter dans la partie petit déjeuner, à savoir : 2 cakes industriels et une crêpe froide à tartiner de Nutella pour oublier...

Côté salé, un taboulé, des tomates-mozza, du fromage, des trucs qui ressemblaient à de la charcuterie, des tartes salées (une dans laquelle j'ai cru détecter du thon, l'autre aux lentilles pour le côté "léger" et une quiche lorraine). Euh, des trucs que globalement personne n'oserait servir chez soi, alors dans un resto...

Côté desserts, des verrines (j'ai testé une crème nappée d'un coulis au fruit de la passion mais ne suis pas allée au-delà de la 2è cuillère, un brownie sur-cuit pas bon, des tartelettes aux fraises (j'ai pas goûté, on voyait trop clairement qu'ils avaient juste posé de la crème pâtissière toute faite sur de la pâte industrielle déjà cuite). J'avais lu que le fondant au chocolat et la crème brûlée étaient à tomber, mais dommage yen avait plus (ils ont préféré réassortir les trucs dégueu). Seul bon point : de beaux morceaux d'ananas, pastèque et melon (mais bon on n'est pas venues pour ça non plus).

Les boissons chaudes étaient à volonté dans des thermos : thé Lipton en sachet (en même temps on se serait demandées ce qu'un thé Mariage Frères serait venu faire dans cette galère), chocolat chaud et café sans intérêt. 

Le bilan : vous l'aurez compris, malgré un service fort sympathique, 19,50 euros c'est toujours trop quand rien n'est bon. En ce qui concerne le décor, disons que ce n'est pas un élément qui mérite non plus le déplacement.

 

Brunch buffet de l'Artiste, 19,50 euros, de 12 à 16H. 

153 rue de la Roquette, Paris 11è

Commenter cet article

Windows 8 Support 31/01/2014 11:24

These events are awesome to enjoy. It is palpable in your drawings that you have enjoyed Paris well as it has reflected on those caricatures I am satisfied with your blog because it gave me a sense of belonging that I am back home.

Aratta 29/08/2011 10:02



Hum on dirait que tu es passée sur mon blog avant d'y aller, non?


Désolée donc pour la déception... l'assiette chaude est pas géniale aparemment selon toi - arrivée à 11h30, la mienne avait été généreusement servie et il n'y avait pas de souci de couleur au
niveau des oeufs brouillés.


Après, pour un brunch parisien à moins de 20 euros, je te défie d'avoir du mariages frère en thé - la qualité se paye, et ce n'est pas un brunch luxe ici.


C'est un brunch varié, dans un esprit un peu bon enfant.


Quant au buffet, en forme de U - à 3 on peut y aller sans se marcher sur les pieds, mais encore faut-il être de bonne humeur ;)



Pupu 21/07/2011 01:28



Au fait, c'est joli, cette nouvelle présentation...



labelette 21/07/2011 12:17



elle est comme qui dirait arrivée là par hasard, impossible de la modifier...



Pupu 19/07/2011 00:30



L'assiette chaude pour démarrer le brunch, je ne m'en remets pas... (d'ailleurs, assiette chaude, c'est beaucoup dire, salée à la rigueur et encore...)



labelette 19/07/2011 17:36



ne me fais pas repenser à cette assiette...



Schtroumpf G. au G. 18/07/2011 19:17



Et d'ici quelques jours, la vive et empourprée réaction de l'Artiste - le DJ du frigo/micro-ondes ?


Bon, à LBV, on mange des noix de coco sur la plage, peu de touristes, pas de ciné, pas de métro - chronique du jour.



Les Amis de la Belette 18/07/2011 19:14



Il existe de mon point de vue une vraie continuité logique dans tes choix de sortie. Tu te fais un "art et essai" et puis un Brunch d'Artiste...mais qui essaie.


Trop forte La Belette !



labelette 19/07/2011 15:56



Je ne suis toutefois pas sûre qu'il y ait une continuité logique entre X Men et Fassbinder...



À propos

Avec des lunettes multi-filtres, pour nous offrir un peu d'air frais.