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Coucouteu vous,

Pas de news ce week end, parce que j'étais à Berlin avec mon marido.

Dès qu'on peut partir à la rencontre d'autres cultures, on plonge. C'est plus fort que nous ce besoin de découvrir l'Autre.

En bref, parce que je ne suis pas non plus guide touristique (quoique, je pourrais bien essayer une petite imposture de ce côté-là), pour ceux qui ne connaissent pas, la ville est exactement telle qu'on l'imagine. Enfin, telle que les gens très cultivés l'imaginent.  

Mon ami architecte m'avait dit "Berlin, c'est doux et urbain". Mon frère m'avait dit "Va absolument manger dans le restaurant de Sarah Wiener". Ma fille m'avait dit "Ramène-moi un ballon Hello Kitty"(si si, c'est berlinois). 

Nous sommes donc partis explorer ces trois axes.

L'aventure n'était pas gagnée d'avance, puisque je ne parle que 7 langues couramment, et l'allemand n'en fait pas partie.

Moi, cherchant une rue: - Excuse-me! V...?

Une dame:-...

Moi:- Ve...

La dame: Venmeisternmesteurvenstrasse?

Moi: Ouais, c'est ça!!!!!!!

Ces très légères lacunes en langue germanique, ajoutées à nos deux sens cumulés de l'orientation, nous ont permis de voir un Berlin très éloigné des sentiers battus, NOTRE BERLIN. 

Nous avons en effet CHOISI (chez nous, rien n'est un hasard) de nous égarer dans la ville. On nous avait conseillé de ne surtout pas essayer de faire tous les quartiers en raison de l'immensité. On a quand même essayé, à pied, pour être sûrs de perdre plein de temps dans des rues insignifiantes tout en n'ayant plus le temps de visiter les lieux clés avant leur fermeture.

Cette stratégie fut payante, car ainsi nous avons pu nous immerger dans le vrai Berlin, nous laisser guider par le flot de ses habitants et par notre insatiable curiosité. Ce qui m'a le plus marquée, c'est tout ce qui se passe derrière les lourdes portes des immeubles. Dans un immeuble sur deux, on ouvre et on tombe sur un happening dans la cour intérieure, un bar dans un cube en verre, un restaurant-bal musette en étage ou une boutique de créateur. C'est TROP SUPER et c'est tellement berlinois (désormais, je suis parfaitement en mesure de dire si quelque chose est représentatif de l'identité berlinoise ou non).

La force de Berlin, c'est d'assumer son passé, de ne pas le cacher. C'est cela, sans doute, qui lui permet d'être aujourd'hui à l'avant garde de la création dans plusieurs domaines (si vous ne comprenez pas tout, c'est pas grave, je ferai un article avec des images demain, ce sera plus simple pour vous).

A Berlin, il y a des bobos qui font leurs courses chez Bio Company, des gays qui achètent des tulipes au marché, des filles qui boivent de la bière en faisant du vélo, des vernissages avec un grand boudin de cendres qui serpente sur le sol (on y a joué les imposteurs), des poubelles roses fluo, des bouts d'un mur de 5m avec des graffitis, Zara et H&M, un gentil monsieur qui nous explique comment c'était, sa ville, quand il était jeune, des gens qui finissent leur soirée dans un bar électro pendant que nous marchons les yeux cernés en direction du marché aux puces à 12H, des trouvailles de déco dans chaque recoin, une incroyable palette d'ambiances, du glauque et de l'excitant, du très bon, du moyen, et du pas bien.

Parmi les moments forts:

- le récit de la vie à l'époque du Mur par un Berlinois

- le vernissage et son boudin de cendres 

- le dîner dans une brasserie (où il est impossible d'avoir une table, sauf pour nous) avec plein de Berlinois sympas qui discutent en même temps et mangent des bons trucs

- le Musée juif créé par Daniel Libeskind (un musée à l'architecture si expressive et symbolique qu'elle se suffit à elle-même, on regrettera presque qu'il y ait des choses à voir à l'intérieur). Deux moments particulièrement poignants, la "Tour de l'Holocauste" et une installation où l'on marche sur des visages en métal. 

- surtout, pour moi, le plus émouvant fut la présence d'une avenue David Ben Gourion (premier chef du gouvernement de l'Etat d'Israël) au coeur de la ville.

Pour ce qui est des trois axes: 1)"Berlin, c'est doux et urbain", ce ne sont pas les qualificatifs que j'emploierais. 2)"Sarah Wiener", une expérience culinaire plutôt intéressante, mais avec des maladresses et une imprécision de certains plats. 3)Aucun ballon Hello Kitty bien que ce soit très berlinois.

Bilan du week end : Berlin, c'est très bien. 

Faut-il y aller? Si vous vous posez encore la question, je ne peux rien faire pour vous.

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Je m'envole

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