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18 Apr

Se rouler dans les involtini

Publié par labelette  - Catégories :  #MANGER - MANGER - MANGER

 

brunch 001

Pendant que certaines brunchaient en sac python avec Pierre Hermé au Royal Monceau, j'accomplissais hier mon traditionnel rituel du dimanche avec mon amie Pup. 

Une fois par mois, nous testons un nouveau brunch (ok, on sera vos cobayes au Royal Monceau la prochaine fois, puisque vous insistez). D'après mon marido, cela représente 48 fois/an, mais je ne vois pas du tout comment il calcule...

Puisant dans le guide "Les 10 brunchs du moment" du Figaroscope, nous avons opté pour Nolita, le restaurant du showroom Fiat situé sur le rond-point des Champs Elysées.  

Il est clair que sans brunch pour nous aimanter, nous n'aurions jamais mis les pieds dans ce genre d'endroit. 

Nolita se trouve au 2è étage. En chemin, je tombe amoureuse d'une Fiat des années 50 baptisée Topolino avec laquelle je serais bien repartie à l'issue du repas. 

J'arrive à 11H30, on me pose à une table idéalement placée (à côté du buffet, on n'est pas là pour regarder le décor). La charmante serveuse me demande si je connais "le fonctionnement du système de brunch ici". Elle m'annonce un buffet à volonté, une boisson chaude, un jus pressé et "le reste en supplément". Je m'inquiète, car à 39 euros le brunch, on n'a pas forcément envie de payer chaque bouteille d'eau 12 euros en plus (avec pup on en prend généralement 7 ou 8, manger en permanence donne un peu soif). Mais ici, ouf, on a droit à des carafes d'eau (pas partout, sommes parfois obligées de prendre de l'eau minérale, vive Paris). 

A 11H50, Pup n'est pas là, j'ai oublié mon téléphone et je suis inquiète. On est toujours à l'heure quand on brunche, normalement. La serveuse me propose de la contacter via le téléphone du resto. Une initiative qui me plaît beaucoup et qui fait directement entrer l'équipe du Nolita dans la catégorie "service efficace et attentionné".  

Pup arrive, elle va bien, et surtout on peut commencer à se pencher (se jeter) sur le buffet. 

Après avoir jeté un oeil sur la très longue table déployant des antipasti par milliers (ohlalala regarde, ohlalalalala), nous démarrons invariablement par la partie petit-déjeuner : chaque chose en son temps.

Pas de doute, nous sommes en Italie. Cela se voit non pas au décor (chic, lumineux, épuré, noir et blanc ponctué d'aimables fleurs rouges), mais aux propositions concoctées par l'ancien chef d'Il Cortile et sa pâtissière. On n'est pas là pour s'enfiler des tartines beurrées et des Chocapic, mais on a droit à des cornetti (croissants à la crème ou à la confiture), une brioche en mode panettone et du Nutella (que notre voisine italienne a consciencieusement tartiné sur son cake au chocolat). 

On prend un thé (Damman), parce que le chocolat n'est pas maison. Le jus d'orange est effectivement pressé minute, mais trop dense (c'est bien quand il y a de la pulpe, mais que de la pulpe...). 

On papote 30 secondes, puis on enchaîne sur le salé, il ne nous reste que 4 heures avant de quitter les lieux.

Le Figaroscope nous avait prévenues : le buffet est si fourni qu'on a parfois du mal à tout atteindre (nous on y arrive, expérience oblige). C'est extraordinairement varié. Involtini (petits roulés) en tous genres, pizza, focaccia, artichauts à la romaine, speck farci au chèvre, poivrons farcis, roquette-parmesan-bresaola, sardines marinées, courgettes grillées, saumon fumé, carpaccio de poulpe, tomates-mozza di buffala, nombreuses salades, fromages italiens... Un seul plat chaud cependant (!) : des cannelloni ricotta-épinards. 

Tout est très frais, et bon. Rien de particulièrement raffiné, mais la qualité est là. Un vrai bémol cependant : beaucoup de préparations auraient largement été plus valorisées si elles avaient été proposées chaudes (arancini, quiche aux épinards, petits gratins, feuilletés, etc.).

Côté sucré (pour des gens normaux, il ne reste plus de place à ce stade du repas), une salade de fruits (frais, avec des fraises, de l'ananas, du kiwi...) voisine une kyrielle de tartes chocolat-pignons (il n'y en avait plus), abricots, poire-amande, des muffins (? ), un cake chocolat-banane sans banane, du tiramisu (naze), de la panna cotta (délicieuse). Rien qui vaille la peine de garder une large place pour le dessert, à part la panna cotta. 

A 17h, on a levé l'ancre, et on a marché 500 mètres pour entreprendre un petit travail digestif. 

Faut-il y aller? Oui, mais pas si à l'image de mon marido vous préférez une côte de boeuf à des légumes aussi roulés/marinés/confits soient-ils. Non, si vous ne brunchez que dans des endroits type Royal Monceau. 

Le rapport qualité-prix est correct pour Paris.

L'ambiance : relativement impersonnelle, mais on s'en fout, l'essentiel c'est qu'on puisse retourner au buffet autant qu'on veut sans être regardées de travers.

Bilan calorique : ça va, des courgettes, des tomates, des poivrons, des fraises, ça doit pas peser bien lourd sur la balance. La mozza ça compte pas, on est d'accord? 

Ps: ça y est, je suis un involtini et je roule en Topolino, trop la classe. 

Nolita, 1 avenue Matignon, 75008 Paris. Buffet à 39 euros, plus une boisson chaude et un jus de fruits pressé. 

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Maharani 27/04/2011 14:05



Ah la la j'ai trop envie d'y aller! Je l'avais vu dans le Figaroscope mais je n'étais pas certaine qu'il y aurait beaucoup de choses pour les ovo-lacto-vegetaliennes comme moi! :) So this is next
on my list! :))


 



labelette 27/04/2011 16:55



C'est fait pour toi (plus que pour mon marido c'est clair...)



Pupu 19/04/2011 22:53



Pup (en personne) tient à préciser 2 petites choses : 1) elle n'est pas arrivée à 11h50 mais à 11h31  2) en effet, on n'en avait pas parlé, mais trop de pulpe tue la pulpe...



labelette 20/04/2011 10:12



Pup en personne j'en reviens pas! 11H31 même pas vrai.



Les amis de la Belette 19/04/2011 00:01



Il me semble que Topolino, c'est Mickey en italien... Sinon, cela ne sent pas trop la bagnole neuve ?



labelette 19/04/2011 01:07



Oui, Mickey étant le héros de ma jeunesse, j'ai aussi fait le rapprochement. C'est curieux, non?



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Avec des lunettes multi-filtres, pour nous offrir un peu d'air frais.